Travailler pour la planète Travailler pour la planète
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Travailler pour la planète

Publié le 27 décembre 2019 | Par Virginie Lemieux

Ce n’est plus un secret pour personne, les changements climatiques sont réels et l’environnement se dégrade. La population mondiale s’allie de plus en plus pour affronter cette problématique. Nous n’avons qu’à penser aux multiples marches organisées aux quatre coins de la planète cette année pour prouver notre éveil face à la situation. Celle du 27 septembre à Montréal fut d’ailleurs nommée officiellement la plus importante manifestation de l’histoire du Québec, comptant près d’un demi-million de personnes dans les rues. Pourtant, dans les milieux de travail, beaucoup continuent à fermer les yeux sur leur empreinte écologique, pensant n’avoir pas le choix de faire ainsi. Cependant, il existe bel et bien des façons d’adapter son travail à un mode de vie qui respecte l’environnement.

Nous l’avons déjà mentionné dans l’article Les bienfaits du télétravail vus sous trois angles socio-politiques, si la possibilité de travailler de la maison existe, elle est une solution à envisager qui peut énormément aider : Le Parti Québécois proposait d’ailleurs en 2018 un plan pour augmenter de 200 000 le nombre de télétravailleurs au Québec d’ici 2025, dans le but de réduire le nombre de voitures sur les routes. Cette mesure aurait contribué à éliminer 14 000 à 40 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre sur un an.

Cette façon de fonctionner évite donc à ceux qui la pratiquent de prendre la voiture, mais aussi l’autobus, le train ou même l’avion au quotidien. Même si ces derniers sont moins nombreux, les passagers aériens sont les plus polluants et de loin, malgré le fait que ce moyen de transport est continuellement en évolution et certainement moins menaçant qu’il l’était à une autre époque. Des tentatives ont été menées dans le but d’améliorer la cause, telles que d’augmenter les taxes (crédits carbones) sur les billets des vols, en espérant que moins de gens soient tentés de prendre l’avion. Malheureusement pour la planète, en ce qui concerne la grande majorité des travailleurs, cet ajustement n’a aucun effet, car c’est souvent la compagnie qui paye les billets, étant celle qui suggère le voyage initialement. Si l’employeur osait proposer le télétravail, l’avion serait évitée et surtout beaucoup d’effets écologiques néfastes.

À une plus petite échelle, l’environnement pourrait bénéficier du télétravail grâce à une réduction de déchets quotidiens. Quand on prend le temps de réfléchir à la question, il est évident que l’humain produit plus de déchets lorsqu’il sort de chez lui. Désormais, des trucs existent pour remédier à la situation. Par exemple,  plusieurs utilisent des tasses à café réutilisables. Certains endroits, tels que l’Université de Montréal, ne vendent même plus de bouteilles d’eau en plastique, pour encourager les gens à apporter la leur ou se contenter de la fontaine. Il est même devenu gênant de voir quelqu’un jeter sa cigarette au sol depuis que l’on sait qu’un filtre prend 12 ans à se décomposer et que « Les mégots de cigarettes représentent 30 à 40 % de l’ensemble des déchets recueillis lors des campagnes internationales annuelles de nettoyage des villes et des plages ». Toutefois, ce n’est pas tout le monde qui adopte ces changements. On voit encore beaucoup de travailleurs avec des tasses à café à usage unique. L’Université de Montréal ne vend peut-être pas d’eau de source embouteillée, mais elle vend une bonne dizaine d’autres boissons en bouteilles de plastique et si on prend le temps de regarder, on retrouve toujours des cigarettes abandonnées un peu partout.

Le télétravail pourrait aider la cause, car un employé a la possibilité de cuisiner ce qui se trouve dans son réfrigérateur. Il est alors moins tenté de s’acheter un repas ou une boisson, qui risque d’être sur-emballé et devenir un déchet quelques minutes plus tard. Du même coup, il a moins de chance de gaspiller des aliments périssables, puisque plus de repas sont concoctés au jour le jour, selon ce qui se trouve déjà au garde-manger. Quant à la cigarette, rien ne prouve qu’il s’en fume moins en télétravail, mais on peut espérer qu’elles ne finiront pas lancées en bas d’un balcon, mais plutôt dans un cendrier de la maison…

Que ce soit pour l’importante réduction de gaz à effet serre liée aux transports ou la réduction en déchets, le télétravail a le potentiel de représenter une aide significative aux changements climatiques et nous risquons d’en entendre de plus en plus parler dans les prochaines années.

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