Quatre trucs pour devenir nomade numérique avec succès

Quatre trucs pour devenir nomade numérique avec succès

Quand la pandémie a frappé, j’étais bien installée à Bali, d’où je travaillais depuis quelques semaines sur mes contrats en me rendant chaque jour dans un espace de travail collaboratif. Durant l’hiver 2020, comme bien d’autres travailleurs à travers le monde, je tentais l’expérience de la vie de nomade numérique, ayant d’abord porté mes pénates en Australie. Bien que l’arrivée soudaine du coronavirus ait précipité la fin de mon périple, j’en garde de bons souvenirs et je serais prête à recommencer. Étrange moment pour en parler, me direz-vous, puisque la COVID-19 est toujours parmi nous. Mais ayons foi : d’ici un an, le virus pourrait être beaucoup moins présent, et si vous souhaitez travailler tout en voyageant, l’idéal est de prévoir le coup plusieurs mois d’avance. Voici quelques conseils sans prétention pour y arriver avec brio.

Ne jamais présumer que l’Internet est partout

Ceux qui ont tenté la « van life » le savent mieux que quiconque : il y a encore de nombreuses régions du monde dans lesquelles l’Internet est médiocre, voire inexistant. Avant de réserver une chambre durant un mois dans un petit village pittoresque d’un coin perdu, faites vos recherches : vous n’arriverez peut-être pas à y travailler si votre boulot dépend de l’Internet. Mais en général, si vous trouvez un espace de travail collaboratif à destination, ça devrait bien se passer.

Savoir jongler avec les fuseaux horaires

Certains métiers s’exercent mieux que d’autres quand on se trouve dans une ville qui, comme Melbourne, est à 16 heures du fuseau horaire de ses clients ou de son équipe. Si votre travail comporte de fréquentes réunions, il serait judicieux de viser une destination qui n’a pas trop de décalage par rapport au camp de base. Parce que subir un Zoom à quatre heures du matin, ça se gère une fois de temps en temps, mais pas au quotidien. 

Tout sauvegarder dans le nuage

En voyage, les pépins arrivent. Et souvent de la manière dont on s’y attendait le moins. Pour éviter quelques sueurs froides, je vous recommande chaudement de conserver tous vos documents dans le cloud. Vous vous levez un matin et votre ordinateur a disparu? C’est un ennui qui peut s’avérer coûteux, mais si vous n’avez pas perdu l’équivalent de 200 heures de travail par le fait même, vous risquez moins la crise cardiaque. 

Faciliter sa vie sociale

Plusieurs nomades numériques sont d’accord là-dessus : bouger constamment, ça peut vite devenir solitaire. Surtout si vous voguez d’un Airbnb privé au suivant. Mais un peu partout, il y a des voyageurs qui se retrouvent dans la même situation et qui seraient bien enchantés de croiser votre chemin. Il suffit de savoir où les trouver. Évidemment, les auberges de jeunesse fourmillent de globe-trotters assoiffés de contacts sociaux; c’est donc toujours un bon départ si vous aussi vous ne rêvez que de compagnie pour faire la tournée des bars. Pour un travailleur toutefois, l’ambiance de fête n’est pas nécessairement idéale. Pour ma part, j’ai bien aimé l’expérience du coworking. Par exemple, celui que je fréquentais à Canggu s’appelle le Dojo : en plus de l’Internet rapide et de l’ambiance résolument professionnelle (certaines salles étant réservées au travail en silence total), des activités de groupe étaient toujours organisées en fin de journée pour faire connaissance avec de potentiels amis pour ceux qui en ressentaient l’envie.

Avec le nombre de compagnies ayant déclaré en 2020 qu’elles offriraient la possibilité de travailler de chez soi ad vitam æternam, parions que le nomadisme numérique continuera à gagner en popularité… dès qu’un vaccin contre la COVID-19 nous aura été inoculé.   


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