Le blues de la deuxième vague Le blues de la deuxième vague
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Le blues de la deuxième vague

Publié le 1 octobre 2020 | Par Marie-Sarah Bouchard

Ça y est, ce qu’on redoutait tous est arrivé : la deuxième vague de COVID-19 s’est pointée au Québec en même temps que l’automne. C’est tristement officiel. Et avec le resserrement des mesures sanitaires, on peut s’attendre à un nouveau confinement – ou du moins, à se faire prier par la santé publique de s’isoler autant que possible. Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je sens le blues de la deuxième vague me gagner. J’avais pourtant pris le premier confinement avec optimisme, mais cette fois, une grande lassitude m’accable. Je veux donc me doter d’un petit plan de survie mentale. Aucun truc n’est magique et valide pour tous, bien évidemment, et je ne veux pas faire de psycho-pop. Mais voici mes résolutions pour survivre à l’automne 2020. Peut-être vous seront-elles utiles.

Travailler raisonnablement

Pour ceux qui ont une petite tendance à se perdre dans le travail, je trouve que le confinement peut être un piège. Quand aucune activité sociale ne nous attend à la fin de la journée, c’est facile d’en prendre toujours plus, de travailler plus d’heures, chaque jour. Quant à moi, je compte essayer de poser mes limites cet automne. De fermer l’ordinateur à 18 heures, maximum. Même si c’est pour aller lire un livre. Tout n’a pas besoin d’être sans cesse optimisé, productif, profitable.

Bouger chaque jour

Oui, c’est un cliché. Combien de personnes se sont découvert une passion jogging lors du premier confinement? (Au minimum l’entièreté de la population montréalaise me semble-t-il, sauf moi.) Je crois qu’on est plusieurs à penser qu’il n’y a de valable que le sport, le vrai, celui qui provoque une abondante sudation et fait perdre des tas de calories. On sous-estime les bienfaits du mouvement plus léger. Du type de ceux qu’on exécutait toute la journée à l’époque où on se rendait quotidiennement ailleurs. Donc quand je ne serai pas d’humeur à me taper un entrainement ultra cardio en ligne, je fais vœu de renouer avec la simple marche. C’est gratuit et c’est facile. Points boni si ça rend un chien heureux.

Aller dans la nature

Quand on vit en ville, on peut penser que la nature est une histoire de privilégiés. Qu’elle appartient aux chanceux qui mettent le cap sur leur chalet en pleine forêt chaque weekend, ou qu’elle n’est accessible qu’en voiture. Je suggère ici d’aller trouver la nature, peu importe le moyen. Sur le Mont-Royal, certains sentiers secondaires sont souvent entièrement déserts. Et il y a tant de grands parcs auxquels on ne pense pas. Pour ma part, je compte explorer le parc-nature de l’Île-de-la-Visitation sous peu. En quatorze ans de vie à Montréal, je n’y suis encore jamais allée.

Réaliser ma « bucket list »

On a tous une liste de désirs qu’on remet toujours à plus tard, qu’on l’ait couchée sur papier ou non. Je parle de trucs qui, justement, n’ont absolument rien à voir avec la productivité. Des choses parfaitement inutiles, mais qui font PLAISIR. (Et si devenir expert en production de pain artisanal vous fait plaisir, soit, mais je ne vous crois pas vraiment.) Voici mes idées : réécouter tous les films de Jim Carrey. Commander des pizzas de dix restaurants différents pour les classer dans un concours dont je serai la seule juge. Prendre plus de bains. Faire des dessins que je ne publierai jamais. Jouer à Bananagrams en solitaire (pour être certaine de gagner). Et maintes autres choses qu’il me reste encore à imaginer, puisqu’il me semble que, bien malgré moi, j’aurai le temps d’y penser.

 

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